" How can I ? "
Son sac sur le dos elle parcourt rapidement la salle des yeux afin d'évaluer la situation au mieux et ainsi éviter les gaffes. Elle choisit soigneusement sa place : pas au fond mais pas trop devant, elle se sait inexistante, tout du moins trop pour mériter une autre place que le milieu, elle a toujours été au milieu. Elle dispose soigneusement ses affaires sur son bureau, et attends sagement le cours qui devrait commencer sous peu. Elle est habituée à ne pas partager sa table - pourtant prévue pour deux personnes. Le professeur arrive a reculons dans la classe un tas de papiers coincé sous le menton, il pose tout en vrac sur son propre bureau, tire une liste d'une poche de son jean et fait face à la classe. Il est jeune, environ la trentaine, plutôt grand, et pour un professeur c'est suffisant, toutes les filles en sont déjà à faire des plans sur la comète pour finir dans son lit. Enfin pas toutes les filles, elle ne le fera pas, elle sait que c'est inutile de toutes façons. Il sourit largement et commence à ennoncer les noms.
" Maxance Sentzich ?
- C'est moi, répond-elle d'une petite voix. "
Ce sera peut-être la première ainsi que la dernière fois qu'elle parlera dans ce cours, ça elle le sait. Le cours commence plutôt doucement, le prof expose le plan de l'année qui debute à peine à des élèves plus ou moins attentifs. Maxance n'y prête que le minimum d'attention, c'est sa mère qui lui a fortement conseillé - pour ne pas dire obligée - de prendre ce cours de mathématiques appliquées. Maxance, elle, aurait bien évité, les maths il faut bosser et c'est plutôt l'envie qui lui en manque. Le cours en était déjà à sa moitié et le prof s'acharnait énergiquement sur un shéma plein de courbes au tableau, elle était déjà larguée. La porte s'ouvrit en fracas. Tout le monde se retourna sur elle, dans l'entrée se tenait une fille, une nouvelle. Une nouvelle dans la petite ville de Reipisch ce n'était pas monnaie courante, alors bien entendu tout le monde suivait cette fille des yeux. Même le professeur parut déconcerté, tout le monde resta ainsi sans bouger pendant un temps qui leur parut à tous éternellement long. Puis finallement la nouvelle - puisqu'elle était déjà cataloguée - se décida à traverser la salle. Tout le monde pu l'observer d'encore plus près. Son pas était vif, elle avait des talons et le bruit qu'ils faisaient en frappant le sol était comme une musique entraînante. Des jambes interminables et de longs cheveux noirs qui lui fouettaient le dos a chaque ondulement de hanche qu'elle pratiquait. Tout le monde était fasciné par sa personne, elle dégageait une sensation presque iréelle, la perfection même. Elle n'était pourtant pas bien différente de Maxance - qui, elle, incarnait la banalité à l'état pur - elles avaient la même peau couleur d'ivoire, mais celle de la nouvelle semblait douce comme de la soie alors que Maxance avait juste l'air de la fille qui n'est pas allée se dorer au soleil pendant les vacances. Toutes deux étaient presque trop maigres, mais la nouvelle avait des courbes harmonieuses alors que Maxance déplorait une absence désolante de poitrine et des hanches à peines marquées. Mais la plus grande différence entre ces deux jeunes filles était sûrement l'allure. La nouvelle respirait la confiance en soi, Maxance on ne la voyait même pas. Elle avait finalement atteint le bureau tant attendu, elle posa ses deux paumes bien à plat sur celui ci et - même en se penchant en avant - surplombait Mr Geisel, il semblait qu'elle flirtait ouvertement avec lui, mais c'était juste sa façon d'être. Il avala difficilement sa salive et l'encouragea d'un signe de tête.
" Silja Mannheim "
Ce qui était déjà plutôt étrange étant donné que Silja était plutôt souvent utilisé en tant que diminutif du prénom Cäcilia plutôt qu'en tant que prénom, seulement personne ne releva.
" Désolée pour le retard y'avait du trafic.
- Ce n'est rien Silja, nous étions juste en train de faire un rapide bilan de l'année dernière. Regarde si tu ne peux pas rattraper avec... Il jeta un coup d'oeil à sa liste de noms, Jan ou Maxance. "
Il montra ensuite du doigt les deux personnes indiquées, Jan était très populaire auprès des filles et ce fut une des raisons pourquoi Maxance fut très étonnée de voir la nouvelle s'asseoir à ses côtés et non prendre la bureau du fond comme elle l'aurait pensé. Elle le fut encore plus quand cette dernière se mit à maugréer :
" T'inquiète pas tu me dois rien, j'en ai rien à foutre je l'ai déjà eu ce cours l'année dernière. "
Seulement ce cours n'était ouvert qu'aux deuxièmes années, cela voulait donc dire que Silja avait un an de plus remarqua Maxance, elle n'osa pas répondre et retourna dans ses rêveries le regard perdu dans le vague le posant de temps en temps sur le doux profil de sa voisine, détaillant la soigneuse ligne sans imperfections qui menait son bout du nez à son front, remarquant avec stupéfaction les éclats dorés parsemés dans ses yeux chocolats, ses paumettes bien dessinés et joliement rosée. Détailler ainsi une créature aussi magnifique ne devrait pas être permis décida-t-elle, on se sentait tellement inférieur à côté, c'était comme voir le Paradis de loin et savoir qu'on ne pourrait jamais y accéder et essayer de se contenter de ce qu'on avait. Alors que Maxance la dévisageait ouvertement, perdue dans ses pensées elle tourna sa tête et croisa ses yeux curieux, gênée, elle rougit instantanément.
" Au fait c'est quoi ton prénom déjà ? Demanda-t-elle
- M... Maxance, dit-elle d'une voix tremblante. "
La jeune fille n'était pas habituée à ce que les gens s'adressent à elle de leur plein grès, elle savait gérer l'indiférence mais avait un peu plus de mal à tenir une conversation avec un inconnu.
" Joli prénom.
- Merci, répondit-elle flatée mais elle ajouta tout de même comme pour se justifier, pas aussi beau que le tien.
- Bah c'est même pas mon vrai nom, dit-elle sur un sourire. "
Maxance se surprit à sourire aussi, décidemment cette fille n'était vraiment pas comme les autres. La sonnerie marquant la fin des cours retentit et tout le monde prit ses affaires dans un vacarme assourdissant. Maxance, toujours la dernière, eu même le droit à un clin d'oeil de la part de Silja. Elle prit son sac en vitesse et manqua presque de rentrer dans Matthias.
" Matt ! S'exclama-t-elle. Tu m'as fait peur.
- Désolé, c'était pas mon intention, se contenta-t-il un sourire charmeur accroché aux lèvres. "
La jeune fille ne put s'empêcher de sourire en retour.
" Allez viens-là que je t'embrasse, ça fait trop longtemps, dit-il "
Il la prit doucement dans ses bras prenant soigneusement le temps de bien sentir son doux parfum, elle lui avait tellement manquée pendant ces deux mois de vacances, elle partit s'enterrer à Berlin et lui dans le Sud de la France.
Elle n'avait que lui, elle n'avait pas choisi, il n'avait qu'elle, il ne voulait qu'elle.
Maxance serait sûrement très seule si Matt ne s'occupait pas d'elle comme il le faisait, il était très beau garçon mais repoussait quiconque s'approchait de lui, il était plutôt antipathique sauf avec Maxance, là le mystère restait complet. Elle mit fin à leur etreinte en le repoussant gentiment.
" Alors c'est comment la France ?
- Trop chaud, j'ai cru que j'allais fondre. "
Elle éclata d'un rire cristallin et il l'accompagnait de son éternel sourire charmeur qui ne quittait jamais son visage.
" T'as quoi comme cours là ? Demanda-t-elle
- Anglais, il fit la grimace.
- Moi aussi, s'exclama-t-elle.
- Oui mais pas moyen qu'on soit dans la même classe, répliqua-t-il avec une moue boudeuse. "
Maxance avait un an de moins que Matthias, il n'avaient donc jamais aucuns cours en commun à leur grand desespoir mais ils pouvaient au moins se rendre dans le couloir où se trouvaient toutes les salles de classes consacrées aux langues. Alors qu'ils attendaient leurs professeurs respectifs l'oeil de Maxance fut attirée par quelque chose, ou plutôt quelqu'un et ses yeux ne purent se détacher de cette personne. Matthias ne le manqua pas et son visage se transforma automatiquement en une grimace a mi-chemin entre l'agacement et la colère.
" Max ! "
Elle tiqua à l'entente du surnom affectif qu'elle, pour sa part, n'affectionnait justement pas. Elle l'observait juste prendre appui contre le mur tout en nonchalance, bavardant de temps en temps avec son ami tout aussi nonchalant. L'inateignable pour n'importe qui comme Maxance, l'inateignable pour n'importe qui n'existant pas à leurs yeux, l'inateignable tout court. Maxance en rêvait tous les jours cependant, même si elle le savait impossible, c'est bien là le but d'un rêve, non ?
" Max, réveille toi, ça n'arrivera pas.
- Je sais, dit-elle en un soupir - agaçant encore plus son ami - sans quitter des yeux son icône dans ce monde.
- Maaaaaax...
- Arrête de m'appeler comme ça.
- Okay, Maxance chérie d'amour, tu vaux mieux que ça crois moi. Il est aussi crétin que ses copains.
- Tu le connais même pas !
- Et je me porte bien mieux comme ça. Crois moi, laisse tomber. "
Elle détacha finalement son regard du garçon et daigna regarder Matthias, elle soupira légèrement. Bien sûr qu'elle savait que c'était peine perdue, mais elle ne pouvait juste pas s'empêcher de le contempler. Comme une oeuvre d'art qui changeait de sens selon l'angle de vue que l'on choisissait, à chaque fois qu'elle le regardait elle y voyait une chose différente. Puis il jeta un coup d'oeil dans leur direction, il ne la vit pas mais adressa un signe de tête à Matt auquel ce dernier répondit à peine.
" T'exagères ! Tu m'étonnes que personne ne veuille te parler, lui reprocha-t-elle.
- Quoi encore ?
- T'as vu comme t'es avec les gens ? Tu ne réponds même pas quand on te dit bonjour !
- Mais je t'ai dit ! C'est un crétin, je ne vois pas l'interêt de dire bonjour à un crétin.
- Très bien, mais le lycée entier n'est pas crétin, si ?
- C'est là où tu te trompes, Max. Y'a personne qui vaut la peine ici. "
Puis il fila sans un mot dans sa classe ce qu'elle s'empressa de faire à son tour.
La pause du midi était toujours un rituel, différent pour chacun cependant. Les fumeurs s'eclipsaient directement par l'arrière du batîment et consacraient leur pause a leur addiction, Les gens qui existaient aux yeux de tous au lycée avaient le droit à la majorité des tables du refectoire, ayant priorité sur la queue du self sans que personne ne puisse dire quoi que ce soit. Puis il y avait tous les autres, les majoritaires mais pas moins marginaux, chacuns à leur manière, à Maxance on lui reprochait juste son manque de personalité. Mais en fait ce qui paraissait pour un défaut chez toutes ces personnes étaient juste une timidité maladive auquel elle n'avait pour l'instant trouvé aucun remède a part le temps. Seulement le temps ici ça manquait, on se levait, faisait sa bonne action en se montrant à une heure de cours, on se défoncait, on baisait, on dormait et on recommencait. Pas le temps pour apprivoiser une petite gamine sans personalité apparente. Maxance ne se pressait donc pas vers la caféteria car, elle, elle avait tout son temps. Elle y retrouva Matt et ils prirent place à l'exterieur sous un arbre sans feuilles.
" Alors ? Questionna Matthias.
- Je me sens lessivée.
- Ouais je te comprends, je serais bien resté en vacances.
- Oui ... "
Maxance détourna le visage de son interlocuteur, Matt detestait quand elle faisait ça, il avait la désagreable impression d'être aussi interressant qu'un chewing gum sous une chaussure le côté embêtant&gluant compris. Mais Maxance pouvait tout simplement pas s'en empêcher, elle adorait regarder les gens evoluer autour d'elle, faire tout ce qu'elle mourrait d'envie de faire. C'était comme un ballet bruyant, leurs pas étaient des entre chats, leurs saut sur place des arabesques et leur cris une douce mélodie, du Mozart peut-être. Matt secoua énergiquement ses cheveux platines et le soleil refleta aveuglement ses longues mèches éclatantes, cela faisait mal aux yeux de le regarder.
" Mais je suis content de t'avoir retrouvée, dit-il "
Elle avait à peine écouté et n'avait pas pris la peine de se retourner, au loin deux types costauds allaient s'engager dans une bataille, encore un des aspects de la vie sociale qu'elle aimait explorer, elle ne comprendrait décidement jamais les jeunes de son âge, elle essayait tellement fort pourtant. Matt lui tapota gentiment l'épaule et elle retourna à la réalité, n'étant pas consciente du long moment sans conversation qu'elle avait laissé s'installer entre eux.
" Oui Matt ? Dit-elle d'une voix douce.
- Je disais que les vacances auraient été beaucoup mieux avec toi. "
Elle rougit, elle n'arrivait toujours pas à s'habituer aux démonstrations d'affections plutôt évidente que son ami lui faisait à longueur de journée, elle n'arrivait toujours pas à croire que quelqu'un comme Matt puisse s'interesser à elle au point de ne fréquenter personne d'autre. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi mais avait peur de le faire fuir en posant la question. Malgrès ces airs absents Maxance tenait énormement a Matt, il lui donnait l'impression d'exister et ça valait tous les trésors du monde. Elle lui sourit franchement et il la prit dans ses bras brièvement.
" Je pouvais pas faire autrement, je vois jamais ma mère, dit-elle pour se justifier car s'ils ne s'étaient pas vus c'était majoritairement sa faute.
- Mais je pouvais te rendre visite non ? J'aurais pu prendre le train ! "
Cette conversation la mettait mal à l'aise, en fait elle ne voulait pas que Matt viennent à Berlin chez sa mère car cette dernière en aurait fait toute une histoire. Elle aurait insité sur plein de choses embarrassantes et aurait tout de suite conclut qu'ils étaient ensemble. Sa mère était très jeune certes, elle venait à peine de fêter ses trente-sept ans, mais cela ne l'excusait pas quand elle agissait comme une adolescente de quinze ans. Elle venait tout juste de se remarier à un homme comédien de son état, étant elle même chanteuse d'opera cela semblait une suite logique à producteur - le père de Maxance. Mais ça elle ne pouvait pas le dire à Matt, il ne comprendrait pas.
" Ma mère est très fatiguée en ce moment, elle m'a dit qu'elle avait besoin de repos, je suis vraiment désolée.
- Non c'est moi qui m'excuse, je n'ai pas le droit d'interférer dans ta vie familliale comme ça. La prochaine fois je demanderais à ta mère directement. "
Maxance espera qu'il ne disait que des mots en l'air tout en sachant que ce n'était pas le cas, Matt était quelqu'un de très sérieux contrairement à elle qui était toujours quelque part dans son esprit mais jamais où il fallait.
" La prochaine fois, assura-t-elle tout en croisant les doigts derrière le dos pour mieux faire passer le mensonge. Ca te dérange si je révise mes mathématiques quelques secondes ?
- Tu as déjà des devoirs ? Mais c'est le premier jour des cours !
- Le professeur de maths nous a resumé le cours de l'année passée mais ma prof de l'année dernière a été malade la moitié de l'année et on a jamais eu de remplacants.
- Bien sûr, j'aime bien te regarder étudier, et il disait vrai. "
Elle sortit donc sa pochette cartonnée déjà griffonée au stylo à encre par cause d'ennui profond dans certaines classes, Matthias jeta un rapide coup d'oeil aux écriture qui recouvraient le carton et ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel.
" Tu lacheras donc jamais ? S'inquieta-t-il
- Quoi ? Demanda-t-elle. "
Il lui montra le prénom répété gravé sur la pochette du menton et jeta presque avec degoût :
" Bill Kaulitz, le crétin.
- Il n'est pas crétin ! Défendit-elle.
- Qu'est-ce que t'en sais, tu lui as jamais parlé.
- Il m'a demandé un crayon ... Une fois, répondit-elle hésitante.
- Ouais, et si le dernier des crétins te demande un crayon alors voilà c'est un dieu, c'est ça ?
- Tu ne comprends pas, elle retourna dans l'études de ses chiffres. "
Non Matt ne comprenait décidement pas comment elle pouvait aimer à ce point cet idiot de Bill Kaulitz, il mentirait s'il disait qu'il n'avait jamais prêté attention à lui avant sa rencontre avec Maxance. Tout le monde connaisait les Kaulitz et leur petite clique de quatre bien fermée, personne ne pouvait les approcher, comme une secte. Aux yeux de Matt c'était malsain de se refermer à ce point sur un groupe mais ce n'est pas pour autant qu'il n'appréciait pas leur conversation de temps en temps. Seulement quand il se rendit compte que la petite amourette de Maxance ne s'en irait pas de si tôt il se mit à éprouver une profonde rancoeur pour ce type qu'elle ne connaissait même pas - amoureuse des apparences - et tout son entourage par la même occasion. Vous l'aurez compris Matthias avait bien plus d'enemis que d'amis, mais ces derniers ils les surprotégaient.
" Maxance ! "
Cette dernière releva la tête d'un mouvement brusque cherchant de tous les côtés qui avait bien pu l'appeler, cela était plutôt rare quand Matthias était avec elle. Puis elle l'aperçut, la nouvelle, Silja. Elle s'élançait dans sa direction.
" Maxance ? Questionna la jeune fille un sourcil joliement relevé.
- Heu, oui, elle regardait toujours autour d'elle dans le cas d'une mauvaise blague.
- Je voulais juste que l'on compare nos emplois du temps. Tu vois je suis juste "la nouvelle" pour tout le monde ici donc ce serait sympa de ta part si tu m'aidais dans les cours qu'on a ensembles, elle souria largement. "
Maxance regardait fixement Silja mais cependant aucun mot ne sortait de sa bouche entrouverte, aussi sexy qu'un poisson mort. Silja commencait à s'interroger et se corrigea tout de suite :
" Enfin si ça te dérange pas bien sûr ! Je suis désolée de te demander ça ... Tu veux peut-être pas. "
La réponse ne vint encore pas, elle se tourna donc sur le garçon qui accompagnait Maxance, il avait l'air renfrogné et pas très enjoué à l'idée de lui parler, seulement il était mignon, très. Et Silja elle ne fait qu'une bouchée des mignons petits garçons. Comme il continuait de la fixer de cet oeil vitreux elle lui fit un clin d'oeil appuyé, il n'eut aucune réaction et cela reprima un peu ses ardeurs. Elle attendait toujours Maxance qui avait viré rouge ecrevisse, cherchant les mots justes et essayant de ne pas faire de gaffes. Le type prit la parole à sa place :
" Elle adorerait, dit-il joyeux à outrance feignant clairement la gentillesse. "
Maxance sembla se réveiller d'un coup et prit finallement la parole.
" Oh je suis désolée, elle piqua un fard de nouveau, je manque à tout mes devoirs. Silja voici Matt, enfin Matthias. Silja est nouvelle ici et ...
- En fait j'étais là il y a deux ans, corrigea-t-elle.
- Ah oui ? Bien le mon cours après la pause c'est biologie, et toi ?
- Moi aussi ! Tu m'aideras sûrement je suis nulle en biologie, puis elle s'éloigna sur un sourire. "
Maxance ne la quitta pas des yeux, remontant de ses pieds gracieusement pointés grace aux talons hauts vers ses jambes mises largement en valeur par une jupe ni trop courte ni trop longue ne s'attardant pas trop sur les fesses par gêne finissant sur ses cheveux lustrés qui brillait au soleil, elle poussa un soupir de desespoir. Comment pouvait-on rivaliser avec une fille comme ça ? Matt s'approcha de son oreille et lui chuchota " Tu dois être contente, elle connaît l'autre crétin". Ses yeux s'écarquillèrent de surprise, alors qu'elle suivait chacuns des gestes de Silja elle n'avait pour autant pas remarquer le groupe de personnes à qui elle parlait, Gustav, Georg, Tom et enfin Bill. Maxance sentit une vague de honte la submerger quand elle les entendit rire aux éclats persuadée que Silja racontait ses exploit oratoirs. Bill devait bien se moquer d'elle.
" Mais bon sang qui est cette fille ? chuchota-t-elle.
- Lisa-Marja Mannheim, plus connue sous le nom de Silja. La reine de ces Dames, elle nous a malheureusement quitté l'année dernière pour je ne sais quelles raisons. La revoilà parmis nous de toute évidence. Ce que je ne comprends pas c'est qu'elle a mon âge, pas le tien. Elle ne devrait pas être dans ta classe.
- Je crois qu'elle a redoublé, elle m'a dit déjà avoir suivi un cours qui n'ouvert qu'aux deuxièmes années.
- C'est étrange, pour le peu que je me souvienne elle était plutôt bonne élève. "
Matt haussa les épaules et tout deux partirent pour un manger un morceau.
------------>8-------Un peu stressée face aux réactions de ce premier chapitre - un peu ?! - plutôt simple et pas très entreprenant - ce qui accentue ma frayeur que vous ne vous preniez pas à l'histoire ( de plus le chapitre est plutôt - très - long )
Car oui vous l'aurez compris je vais essayer de faire dans le simple, tout en compliquant. Mes personnages ne seront pas de grandes stars torturées de la vie, seulement des gens comme vous et moi - j'essaye tout du moins, je ne dis pas que j'y arrive - et c'est leur histoire que - je tente - de restranscrire
Tout vos commentaires seront les bienvenus, les bons comme les mauvais :) Bisoux
Servy (l)